Macron connait son monde, qui avait convié les chefs de partis représentés au Parlement, ou leurs candidats à la présidentielle, à une réunion à huis clos avec les têtes de l’armée et des services secrets.

Tous présents petit doigt sur la couture du pantalon, plus ou moins satisfaits à la sortie. Mais c’est à Marine Tondelier, que revient la médaille, se déclarant chaude partisane, face à la menace russe, de ces « échanges dans des endroits de confidentialité ». C’est elle-même, dit-elle, qui aurait demandé cette réunion, et qui en a profité pour « expliquer aux partis qui sont parfois versatiles sur le sujet que c’est pas possible de faire la 5e colonne ». Complotiste jusqu’au bout, elle est sûre que l’ennemi est en train de payer des analystes à surveiller les dires des politiciens français « pour savoir si sur le front français c’est en train de s’effriter ». Pour épier Marine Tondelier, ils ne doivent pas les payer bien cher.

Il est vrai que Fabien Roussel n’a pas trop déteint non plus, satisfait que « Tout a été mis sur la table, y compris les provocations de la Russie et les tentatives de déstabiliser le front ici en Union européenne ». Plus prudents, les autres ont préféré à la sortie parler du prix de l’essence.