À Besançon, même les prépas s’y mettent, comme ceux du lycée Pasteur, sous la banderole « 1871-2026 : vive la Commune ! ». Dans les cortèges, ce sont surtout les lycéennes qui lancent les slogans et prennent la parole, épinglant les 211 milliards versés au patronat chaque année et les miettes laissées à l’éducation.

Jeudi 8 octobre, il y avait encore plus d’un millier de jeunes en manif, étudiants et lycéens ensemble, malgré la pluie. Et mardi 13 octobre, on était encore plus nombreux, 1 500 manifestants quasiment au pas de course ! Trois cents personnes régulièrement en assemblées générales à la fac de lettres, dont des lycéens et des étudiants en sciences, pour organiser les blocages, rédiger des tracts, confectionner des banderoles et surtout constituer des équipes pour se rendre sur les lycées.

La détermination est toujours là. Au lycée Louis-Pergaud, les lycéens ont organisé une assemblée générale dans l’enceinte de leur établissement jeudi. Après avoir fait le tour des bâtiments, ils ont obtenu une salle grâce à leur nombre. Le blocus n’avait pas duré ce matin-là ; qu’à cela ne tienne, ils ont fait rentrer le blocus dans le bahut. Résultat, ils étaient 150 à discuter et à s’organiser, mais aussi à élire des délégués chargés de se lier avec d’autres lycées à Besançon et dans le reste du pays.

Les nouveaux militants du mouvement préparent activement les manifestations des 15 et 17 octobre, pour aller chercher toujours plus de monde. Ils rédigent et diffusent des tracts, pour motiver leurs camarades. Comme pour un rassemblement devant le tribunal pour soutenir ce lycéen de Belfort noyé par un policier de la BAC, placé en détention provisoire, alors que son agresseur, lui, est libre.

Correspondant