C’est à Blois, dans le Loir-et-Cher, que se déroule pendant deux jours l’université d’été du Parti socialiste. L’occasion pour les différents candidats potentiels à l’élection présidentielle de « l’arc social-démocrate » de débattre, bien qu’officiellement la campagne pour la primaire ne commencera qu’en octobre prochain. Qu’importe. Chacun y va de sa petite phrase pour se démarquer du voisin et se mettre en avant. Quant aux thèmes avancés, ils ne sont en rien susceptibles de fâcher les patrons : lutte contre le narcotrafic, démarchandisation, crise climatique, santé mentale, intelligence artificielle… D’ailleurs, parmi les invités de marque, on compte le dirigeant du Medef, Patrick Martin, et le millionnaire « de gauche » Matthieu Pigasse. Que du beau monde ! Quant aux questions vitales pour le monde du travail et les classes populaires, genre partage du travail entre tous, interdiction des licenciements, pas de salaire et de prestations sociales inférieurs à 2 000 euros, taxation des sur-profits, impôts sur les super-riches, échelle mobile, etc. on n’en a pas parlé. Il ne faut pas confondre socialistes bon teint et affreux militants gauchistes.