Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, vient d’être auditionné par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les violences qui se sont produites dans le cadre des manifestations du 17 octobre. Et, comme à son habitude, il a justifié l’attitude ultra-répressive des policiers contre les manifestants, l’utilisation d’armes potentiellement létales mais aussi leurs provocations. Bien mieux il a affirmé toute honte bue : « Est-ce que je considère qu’on a protégé les manifestants pendant ces mouvements ? Oui. » Transmis aux nombreux blessés et mutilés par les matraquages, les gaz lacrymogènes ou les lanceurs de balles de défense. Quant à la collaboration des forces de l’ordre avec des milices d’extrême droite, largement documentées en plusieurs endroits par des vidéos, il a nié l’évidence en repentant son antienne habituelle : tout est de la faute de « l’ultra-gauche ». Une audition pour rien.