Le décret, qui impose aux établissements publics et privés sous contrat de proposer aux élèves « des questionnaires visant à améliorer la prévention, la détection et la prise en charge des situations de violence à caractère sexiste ou sexuel » est entré en vigueur le 16 octobre. Ces questionnaires devront être remplis une fois par année scolaire par chaque élève scolarisé de la grande section de maternelle à la terminale. Selon leur âge les élèves auront un questionnaire spécifique. Dans le premier comme dans le second degré, les questionnaires devront être distribués après une séance d’Évar (éducation à la vie affective et relationnelle, à la maternelle et à l’école élémentaire) ou d’Évars (incluant l’éducation à la sexualité, au collège et au lycée) dont les établissements doivent prévenir en amont les parents. Mais aucun personnel supplémentaire n’est prévu pour l’instant pour aider les enfants à remplir ces questionnaires, voire les encadrer et les assister en cas de besoin. Encore une fois, Geffray choisit l’effet d’annonce sans mettre derrière les moyens humains et matériels nécessaires à la réussite de l’opération.