Dernière estimation fournie par la Conférence des évêques de France : la visite du pape Léon XIV dans l’Hexagone du 25 au 28 septembre va coûter au moins 27 millions d’euros contre 2 à 4 millions pour les voyages pontificaux précédents dans le pays. Une augmentation de 125 % par rapport au budget primitivement annoncé. Quand on aime, on ne compte pas. Mais qu’on se rassure, selon les mitrés le budget sera « financé très majoritairement par la générosité du public ». Pour ce faire l’Église a mis au point une véritable usine à fric. Lors des messes papales, des quêtes seront mises en place à l’aide de SMS et de QR codes. En plus, partout sur le parcours, seront vendus nombre de produits dérivés (bracelets de satin, sweats, pulls, casquettes, porte-clés, gourdes, tasses, médailles, bougies, sacs…) tous floqués au logo de la visite. À côté de ça, le modeste commerce des marchands du Temple raconté dans la Bible, chassés par Jésus à coups de fouet, fait plutôt petit bras. Quant aux innombrables victimes des violences sexuelles commises dans l’Église par des prêtres et des laïcs, elles attendent toujours de toucher des réparations financières. « L’Église des pauvres » (sic) n’a paraît-il pas les moyens de les dédommager.