Prenant fait et cause pour l’extrême droite, la Cour suprême a confirmé la suspension du droit de vote à des électeurs vivant hors d’Espagne et qui ont obtenu la nationalité grâce à une disposition de la loi dite de Mémoire démocratique. Datant de 2002 cette loi, appelée aussi « des petits-enfants », accordait la nationalité espagnole aux descendants d’exilés républicains et de migrants qui avaient fui le pays durant la guerre civile (1936-1939) et la longue dictature de Franco (1939-1975). Depuis lors, la droite, mais surtout l’extrême droite, étaient vent debout contre cette législation qui favorisait, selon elles, les descendants des « rouges ». À un mois et demi des élections législatives du 29 novembre, le camp réactionnaire craignait que ladite loi, qui concerne plusieurs dizaines de milliers de personnes vivant principalement en Amérique latine, ne favorise la gauche. D’où sa suspension. Les héritiers du franquisme sont contents.