
Macron a été critiqué pour avoir visité entre le 19 et le 21 octobre les régimes autoritaires du Koweït, de Bahreïn, des Émirats arabes unis et du Qatar, et ce en plein mouvement social. L’objectif : assurer la livraison de 295 000 tonnes de gazole par mois, l’équivalent de 10 % de la consommation mensuelle française, en contournant les détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb, les deux sous influence iranienne.
Les images du président transporté de palais en palais en limousine ont bien sûr de quoi susciter du dégoût. Mais ce que la presse a beaucoup moins critiqué, c’est le choix de Macron de s’appuyer sur les mêmes forces que Trump dans la région : pour acheminer le gazole par les pipelines émiratis et saoudiens, il faut contenir l’Iran et ses alliés les Houthis et les groupes armés irakiens liés à la république islamique. Et donc assumer d’autant plus le choix de l’engagement aux côtés de l’impérialisme américain dans sa guerre contre l’Iran et dans sa volonté d’éliminer toutes les forces qui menacent sa mainmise dans la région. D’où l’envoi en septembre dernier « de soldats, de radars, de systèmes de défense pour protéger » Yanbou, principal terminal saoudien d’exportation de pétrole brut sur la mer Rouge ciblé par les houthistes du Yémen. De quoi Macron est-il le nom ? La guerre perpétuelle contre les travailleurs et les peuples, ici et ailleurs !
Ed Mc Beyne
