
En Seine-Maritime, cinq pharmacies mutualistes du groupe VYV3-Normandie risquent de fermer. 26 salariés sont susceptibles d’être licenciés avant la fin de l’année par un groupe qui se veut être le premier opérateur de santé privé « solidaire » du pays, et qui fait des affaires dans les secteurs dentaire, optique ou encore de l’audition.
Les pharmacies mutualistes n’appartiennent pas à des pharmaciens propriétaires, mais à un groupement de mutuelles pour lesquelles le business passe depuis bien longtemps maintenant avant l’offre de soins à des tarifs « solidaires ».
Les salariés se sont mis en grève le 8 septembre et se sont rassemblés devant plusieurs pharmacies, dont celle de Sotteville-lès-Rouen. Ils voulaient dénoncer l’hypocrisie du groupe VYV3 qui marchandise la santé et veut se débarrasser d’eux comme de compresses usagées.
Par ailleurs, les modalités du PSE proposé par la direction sont misérables, bien en deçà des besoins pour assurer une potentielle reconversion ou mutation des salariés… tout en occultant les années d’ancienneté, sur laquelle se basent les salaires et donc la prime supra-légale. Cela revient à mettre sur le carreau des salariés du soin de proximité, secteur où l’embauche est déjà quasi inexistante, alors que les besoins n’ont jamais été aussi grands. Mais rien n’est joué, car la direction pourrait se retrouver avec le vrai esprit « mutualiste » qui habite les salariés face à elle !
Correspondante