Le gouvernement prépare le budget 2027 qu’il devrait en principe présenter au Parlement le 30 septembre. Les grandes lignes en sont déjà connues et ne comportent aucune surprise : dans la continuité du budget précédent, toujours plus pour le patronat et l’armée, toujours moins pour les services publics utiles à la population. Pas touche aux plus de 200 milliards de subventions au patronat. Quant au budget militaire, il continuera à augmenter. Par contre, les budgets des ministères du Travail et de la Santé vont reculer, le soutien aux collectivités territoriales stagner et le budget de l’Éducation augmenter moins que l’inflation.
Certaines mesures déjà annoncées s’attaquent directement au niveau de vie des classes populaires. Le plafond des franchises médicales passerait de 100 à 200 euros, le ticket modérateur va augmenter, en particulier pour les soins dentaires et les transports médicaux. Des mesures d’économie sur la santé qui se traduiront par de nouvelles hausses des tarifs des mutuelles et des renoncements aux soins pour les malades qui n’en disposent pas.
L’inflation s’établit à 2,4 % au mois d’août et se fait sentir particulièrement sur les produits indispensables aux budgets populaires. D’après l’Insee, la hausse des produits frais s’établit à 5,8 % sur un an et celle de l’énergie à plus de 15 %. Le diesel est repassé à 2,30 euros ! Par contre, les salaires stagnent.
Alors, quelle que soit la mouture définitive du budget de Lecornu, qu’il passe par un vote du Parlement ou soit imposé par 49.3, l’urgence est à la mobilisation du monde du travail pour la défense de notre niveau de vie. Pas un salaire, pas une allocation, pas une pension inférieurs à 2 000 euros net ! Échelle mobile indexée sur la hausse des prix pour tous les revenus des travailleurs et travailleuses, en activité comme en retraite ou au chômage !
Michel Grandry