Après une grève du lycée Jacques-Brel de La Courneuve dès le 1er septembre, plusieurs autres établissements ont fait grève contre des effectifs intenables dans les classes.
Le 4 septembre, 50 % du personnel du collège Picasso de Montfermeil se sont mis en grève, notamment en raison des sureffectifs dans les classes. Le 7 septembre, au collège d’Alembert d’Aubervilliers, 21 enseignants sur 40 attendus ont fait grève pour dénoncer une rentrée catastrophique : bâti dégradé, manque de moyens et de personnel. Le 10 septembre, c’était au tour du collège Anspach de Montreuil de se mobiliser, avec plus de 75 % d’enseignants en grève pour dénoncer les sureffectifs en classe de 5e ainsi que le manque d’assistante sociale, de psychologue de l’Éducation nationale, de secrétaires et d’AESH.

Dans plusieurs autres établissements du département également, des discussions ont eu lieu sur l’opportunité de se mettre en grève. Car, contrairement à ce que prétend le gouvernement, le département n’est pas du tout confronté à une baisse démographique. Les établissements paient le prix de dizaines d’années de suppressions massives de postes et de moyens, et alors que les constructions immobilières se multiplient dans la petite ceinture, les classes explosent !

Le ministère et l’Académie de Créteil répriment les lanceuses d’alerte

La veille de la rentrée des classes, deux enseignantes du lycée Maurice-Utrillo de Stains, militantes CGT, ont reçu un courrier du rectorat leur annonçant qu’elles seraient « mutées dans l’intérêt du service ».

Depuis des années, ces militantes signalaient à l’Éducation nationale les violences sexistes et sexuelles, et les propos racistes, d’un employé de l’établissement envers les élèves.

Le ministère de l’Éducation nationale a déjà utilisé cette procédure de « mutation dans l’intérêt du service » contre plusieurs enseignants, comme Kai Terrada à Nanterre, qui avaient fait grève et s’étaient mobilisés contre les réformes destructrices de Blanquer.

Le jeudi 3 septembre, 200 personnes se sont rassemblées devant le lycée Utrillo pour protester contre cette procédure disciplinaire. Des motions de soutien ont été adoptées dans de nombreux établissements du département, et l’intersyndicale CGT-FSU-CNT-SUD appelle à une nouvelle grève et à un rassemblement devant le rectorat le jeudi 17 septembre.

Correspondants