À Grenoble un collectif de sans-facs s’est constitué. Des jeunes refusés sur les plateformes de sélection à l’entrée de l’université (Parcoursup, Monmaster, Campus France), se mobilisent pour dénoncer cette sélection sociale et raciste et se battent pour leur inscription.
Après que l’université les a ignorés pendant des semaines, l’envahissement de la présidence par le collectif fin juillet a contraint la présidence à proposer un rendez-vous le 27 août dernier. Plus de 50 personnes y étaient rassemblées en soutien aux sans-fac, sur un campus ou la rentrée n’a pas encore eu lieu : la présidence a du souci à se faire !
Ce premier rendez-vous a permis d’obtenir de premières propositions d’inscription. Si ce que propose la présidence ne semble pas satisfaisant pour l’instant, cela montre que la lutte paie !
Le combat des sans-facs est essentiel à l’heure où des centaines de milliers de jeunes sont refusés en licence et master. Ces jeunes refusés sont en grande partie issus des classes populaires et de l’immigration. Le projet du gouvernement pour la jeunesse est clair : fermer les portes de l’université, ouvrir celles des casernes.
Cette sélection est justifiée par des coupures de budget à répétition. Ces dernières ciblent aussi tous les autres services utiles à la population : éducation, santé, pompiers, etc. au profit des budgets militaires et des aides aux grandes entreprises.
C’est toute cette politique qu’il faut rejeter ! Le NPA-Révolutionnaires continuera de soutenir la lutte des sans-facs. À Grenoble et partout en France, ces mobilisations doivent se multiplier et se renforcer. D’autres collectifs existent déjà à Lille, Lyon, Nanterre et Metz.
La journée de grève et de mobilisation du 29 septembre à laquelle appellent les agents de la fonction publique et les pompiers doit servir à un regroupement avec les luttes dans la jeunesse scolarisée.
Contre la guerre et les budgets militaires ! Pour le financement des services utiles, à la hauteur de nos besoins !
Correspondant
