La mort de Renée Nicole Good, une mère de famille de 37 ans, abattue à Minneapolis par un homme de la sinistre police des frontières et de l’immigration (ICE) est, en quatre mois, la neuvième victime directe des tirs directs de ces policiers. Parmi les autres victimes figurent Silverio Villegas-Gonzalez, un immigré mexicain, tué à Chicago en septembre après avoir déposé ses enfants à l’école, Keith Porter, un afro-américain tué à Los Angeles la nuit du réveillon par un agent de l’ICE hors-service et un Mexicain anonyme abattu à Rio Grande, au Texas. À ces malheureux, il faut ajouter au moins 32 morts en détention en un an dans le cadre de cette campagne anti-migrants. Un bilan qui risque de s’alourdir car, outre un budget colossal de 170 milliards de dollars (146 milliards d’euros), l’administration Trump accorde à l’ICE une immunité totale dans sa chasse aux migrants et la répression des citoyens qui leur viennent en aide. Les tueurs ont carte blanche.