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Brèves

L’actualité en bref

Dans son rapport annuel, l’ONG Amnesty International a enregistré 1 153 exécutions dans le monde en 2023. Cela représente une hausse de 31 % par rapport aux 883 de 2022. Le niveau n’a jamais été aussi haut en l’espace d’une décennie. À lui seul, l’Iran représente 74 % des exécutions recensées. La Chine se place en deuxième position. Comme les données de la peine de mort dans ce pays restent classées secret d’État, il est impossible d’en connaître la véritable ampleur. Toutefois, Amnesty International estime que le nombre d’exécutions s’élève à des milliers. Il en va de même pour le Vietnam et la Corée du Nord : dans ces deux pays l’organisation considère que le recours à ce châtiment a été massif. Sur le continent africain, l’Égypte et la Somalie se distinguent, tandis qu’outre-Atlantique les États-Unis sont le seul pays des Amériques a continué à appliquer la peine de mort qui a bondi de 33 % entre 2022 et 2023. Et, cruauté oblige, les condamnés sont désormais exécutés par asphyxie. Seule consolation : le nombre de nations ayant procédé à ce châtiment n’a jamais été aussi faible. Elles ont été 16 en 2023, contre 20 l’année précédente. Encore un effort pour éliminer cette peine barbare partout dans le monde.

Les Sud-Africains ont été appelés aux urnes pour élire leurs députés. Selon les sondages, le Congrès national africain, l’ANC, le parti incarné par Nelson Mandela, pourrait pour la première fois en trente ans perdre la majorité au Parlement. Car une grande partie de la population noire connait toujours la misère et la violence. On est bien loin des promesses de Mandela, qui, une fois élu, affirmait vouloir construire une nation « arc-en-ciel » où Blancs, Noirs, Indiens et Métis seraient non seulement égaux mais prospères. Et si la fin de l’apartheid a permis aux Noirs de devenir des citoyens à part entière et de bénéficier de quelques avancées sociales (sécurité sociale, droits syndicaux, salaire minimum…), le nouveau régime a surtout profité à une petite bourgeoisie noire qui a massivement intégré l’appareil d’État et s’est fait une place dans les milieux économiques.

Mais pour la grande majorité de la population de couleur, c’est toujours la galère. 85 % d’entre elle vit sous le deuil de pauvreté et près de 40 % des jeunes sont à la recherche d’un emploi. Lorsqu’ils en trouvent un, ils sont payés en moyenne deux fois moins qu’un Blanc. À cela s’ajoutent le manque de logements, l’accès difficile à l’eau et à l’électricité, etc. Et si la « nation arc-en-ciel » est la première économie d’Afrique, elle est aussi la plus inégalitaire du monde.

Lors d’un déplacement en Israël, Niki Haley, ancienne rivale de Donald Trump à l’investiture républicaine, s’est amusée à écrire un petit mot sur un obus israélien destiné à être tiré vers le sud Liban. Le court message disait : « Achevez-les tous ! » Du meilleur goût. La scène a été immortalisée dans une vidéo filmée fièrement par Danny Danon, député du Likoud, le parti de Netanyahou, et ancien ambassadeur de son pays à l’ONU. C’est à ce genre de détail que l’on mesure le cynisme et l’inhumanité de ces gens-là.

Le député insoumis Aymeric Caron a réalisé un documentaire intitulé Gaza depuis le 7 octobre agrégeant sept mois d’images de la guerre dans la bande de Gaza. Il a utilisé des vidéos de journalistes palestiniens, de médias français et étrangers, de l’armée israélienne et d’habitants gazouis. Il a été présenté le 29 mai dans la salle de cinéma de l’Assemblée nationale. Selon Aymeric Caron, « seuls 10 députés sur 576 » s’étaient inscrits à la projection. Au final, une quinzaine y a assisté. « Cette Assemblée me fait honte ! », a-t-il pesté sur les réseaux sociaux. Rappelons que le 14 novembre dernier, un autre film, compilé cette fois par les autorités israéliennes sur le massacre commis par le Hamas le 7 octobre et montré à l’initiative du député Renaissance Mathieu Lefèvre, président du groupe d’amitié France-Israël, avait réuni plusieurs dizaines de députés dans la même salle. Preuve que chez nombre d’élus, certains massacres sont plus dignes d’attention que d’autres.

Par 180 voix pour et 136 contre, le Sénat a adopté la proposition de loi portée par les Républicains qui interdit les traitements hormonaux et les chirurgies aux personnes transgenres de moins de 18 ans. Ce texte a peu de chances de passer à l’Assemblée nationale, car il est combattu à la fois par la gauche, une partie des macronistes et le gouvernement. Mais la majorité sénatoriale n’a pu résister au plaisir de montrer qu’elle était résolument et fièrement transphobe. Comme elle fut, dans le passé, contre la dépénalisation de l’homosexualité ou le mariage entre personnes de même sexe. Réac un jour, réac toujours.

Un aspect passé sous silence dans les dernières annonces du gouvernement : la mensualisation à 30 jours des allocations chômage. Jusqu’ici, le montant des allocations perçu était différent selon le nombre de jours dans le mois. Demain, après cette énième réforme, les allocations seront mensualisées sur 30 jours, quelle que soit la durée réelle du mois. Résultat : c’est six jours d’allocations en moins et 950 millions économisés sur trois ans ! Ce gouvernement ne recule devant rien, pas même ce genre de bassesses pour faire les poches à ceux qui sont déjà privés d’emploi.

Lors de l’assemblée de la Conférence épiscopale italienne, le pape François a utilisé le mot « frociaggine », terme d’argot romain qui se traduit par « pédés », pour désigner les homosexuels. Plusieurs médias sérieux, dont La Repubblica et le Corriere della Serra, ont repris le propos pour le condamner. Aussitôt la garde rapprochée du Saint-Père a abondé pour affirmer que c’est sa mauvaise connaissance de l’italien qui a fait que le pape (qui est argentin) a employé ce mot par erreur. Sauf qu’il a utilisé cette expression dans un discours où il invitait les évêques à ne pas accueillir dans les séminaires religieux les personnes ouvertement homosexuelles, disant qu’il y avait déjà trop de « pédés ». Difficile alors de croire qu’il s’agit d’un simple lapsus…

Plus de personnes vont mourir parce que les évacuations médicales depuis la bande de Gaza ont complètement cessé depuis le début des bombardements israéliens sur Rafah il y a trois semaines, déplore l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’OMS plaide depuis longtemps pour un accès permettant d’évacuer davantage de personnes gravement malades ou blessées du territoire palestinien ravagé par la guerre. Alors que des milliers de Palestiniens ont besoin d’une évacuation médicale urgente, très peu de personnes y ont jusqu’ici été autorisées. Mais depuis qu’Israël a commencé à bombarder Rafah « toutes les évacuations médicales ont brusquement cessé », signifiant que davantage de personnes meurent dans l’attente de soins, a déclaré la porte-parole de l’OMS, Margaret Harris, qui affirme que « quelque 10 000 personnes doivent être évacuées […] pour recevoir le traitement médical dont elles ont tant besoin ». Parmi elles, plus de 6 000 souffrent de traumatismes et au moins 2 000 sont atteintes de maladies chroniques graves. Mais le boucher Netanyahou, habitué des crimes contre l’humanité, ne veut rien entendre…

Les groupes industriels chimiques Arkema et Daikin comparaissent devant le tribunal judiciaire de Lyon, accusés d’avoir contaminé toute une région dans le sud de l’agglomération lyonnaise par des PFAS, des polluants dits éternels. Leurs usines, toutes deux installées sur la zone industrielle de Pierre-Bénite, font partie des cinq sites de production de « polluants éternels » dans le pays. Ces polluants ont durablement contaminé l’air, les sols et l’eau en aval de la plateforme industrielle. Dimanche dernier 600 personnes avaient manifesté à Oullins, une commune particulièrement touchée par cette pollution, portant des banderoles proclamant « Pour un avenir sans PFAS », « États, industriels, arrêtez de nous enfumer » et « Je joue pas ma vie à pile ou PFAS ».