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Lycée hôtelier de Canteleu (76) : il est temps d’éviter le naufrage !

Depuis des mois, au lycée hôtelier Georges-Baptiste à Canteleu dans la banlieue de Rouen, on peut apercevoir un peu partout des seaux qui servent à récupérer l’eau qui coule à cause de fuites importantes au sein des bâtiments délabrés.

Inquiets pour leur propre sécurité, les élèves ont commencé à faire tourner sur différents réseaux sociaux des vidéos marquantes qui témoignent de l’ampleur des dégâts. Celle où de l’eau bouillante tombe du plafond de la cantine est particulièrement révélatrice des dangers dans lesquels se trouvent les élèves et le personnel de ce lycée. Celles qui montrent les énormes traces de moisissure témoignent que ce problème ne date pas d’hier… sans que cela semble émouvoir les autorités de l’Éducation nationale !

Du côté de l’internat,c’est également le chauffage qui est en panne. La région Normandie, responsable des locaux, dans sa grande générosité, a fait installer des chauffages soufflants d’appoint… mais dans les chambres, il fait huit degrés et il n’y a pas d’eau chaude pour prendre sa douche… Avec l’avis de tempête l’internat a été fermé jeudi soir : dans quel état les élèves vont-ils retrouver leurs chambres lundi ?

Il y a moins d’un an c’était l’institut du développement social (IDS), qui se trouve à 200 mètres du lycée Georges-Baptiste, qui avait été fermé en urgence quand des morceaux de la toiture amiantée menaçaient de s’effondrer. Déjà à ce moment-là, la région était responsable. À force de réduire les budgets, elle mène à la ruine les établissements dont elle à la charge.

Les lycéens de Georges-Baptiste sont en droit d’exiger à la fois leur mise en sécurité par la fermeture de l’établissement et des solutions pérennes pour pouvoir continuer à étudier. Ils ont contacté la presse locale et ont décidé d’organiser une manifestation devant l’établissement lundi 12 janvier à 11 heures 45. En octobre dernier, les lycéens des Bruyères à Rouen avaient bloqué le l’établissement suite à la dégradation des conditions de vie à l’internat, de quoi inspirer les lycéens de Georges-Baptiste !

Correspondant