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Quand la lutte contre l’antisémitisme sert à justifier la politique israélienne

Les députés ont entamé l’examen en commission de la proposition de loi sur les « formes renouvelées de l’antisémitisme », portée depuis plus d’un an par la macroniste Caroline Yadan, élue de la 8e circonscription des Français de l’étranger qui comprend notamment… Israël. Indéfectible soutien de l’État sioniste, Yadan présente un projet de loi qui vise à criminaliser le soutien à la résistance palestinienne, assimilé à une apologie du terrorisme, à interdire de qualifier de génocide le massacre des Palestiniens ou de contester l’existence d’Israël sous sa forme actuelle. À terme il pourrait aussi conduire à assimiler antisémitisme et antisionisme. Un texte scélérat qui vise à museler toute critique de l’État d’Israël. Ce qui ne nous empêchera évidemment pas d’affirmer que si l’antisémitisme est un crime qu’il faut combattre, l’antisionisme est un devoir qu’il faut assumer.