Ci-dessous une réponse de la liste Grenoble ouvrière et révolutionnaire à une lettre ouverte de SUD Collectivités Territoriales.
Bonjour les camarades.
Merci de votre interpellation concernant les municipales. Comme vous le savez sûrement, nous ne postulons pas à une « bonne gestion » de la mairie de Grenoble, car nous ne pensons pas que cela soit possible simplement par le changement de personnel politique à l’intérieur des institutions mais bien par des luttes ; même si nous sommes convaincus que des révolutionnaires élus pourraient jouer le rôle de porte-voix des luttes, à commencer par celles des agents et agentes de la mairie.
Nous avons abordé dans le cadre de la campagne, et des mobilisations, les thématiques qui sont posées dans vos questions.
Sur les questions de rémunérations, de la reconnaissance de la pénibilité et de l’évolution professionnelle et de l’équité salariale, nous menons campagne pour expliquer qu’il faudrait un salaire minimum à 2000 euros net pour toutes et tous. Bien évidemment que nos salaires aujourd’hui ne sont pas suffisants pour suivre l’inflation, à commencer par la hausse récente des prix de l’essence du fait des guerres et de la spéculation des capitalistes. Ces augmentations de salaires, nous les obtiendrons encore une fois par les grèves et les mobilisations.
De la même manière, le recours de plus en plus important de la mairie aux contrats précaires, comme les contrats horaires pour les travailleuses et travailleurs du périscolaire, doit être dénoncé et combattu, comme l’ont d’ailleurs fait les agents à de nombreuses reprises ces dernières années. Nous sommes bien évidemment solidaires des luttes face à la précarisation de celles et ceux qui font tourner ces services, et nous continuerons à l’être et à nous battre à vos côtés !
Sur les questions de « dialogue social », il est évident que cette mairie « la plus à gauche de France » n’avait finalement pas grand-chose à envier à des mairies de droite. Que ce soit la manière dont a été imposé le plan d’austérité de 2016 (dit « Plan de sauvegarde des services publics »), la répression qu’ont subie les grévistes des bibliothèques, ou encore le mépris en général des politiques de la ville pour celles et ceux qui font tourner les services ; tout cela montre bien qu’il n’y a pas de « bonne gestion » possible des institutions capitalistes, mais que ce sont bien les travailleuses et les travailleurs de ces secteurs qui devraient décider de tout.
Le mépris affiché par la mairie, à commencer par M. Pierre Mériaux, vis-à-vis des agents de la ville qui contestent les attaques sur leurs conditions de travail, est particulièrement scandaleux, mais il témoigne aussi de la peur que ces gestionnaires ont face à la mobilisation de celles et ceux qui font tout tourner !
Nous revendiquons l’extension et la gratuité de l’accès aux services essentiels, à commencer par ceux dépendant de la mairie : crèches, périscolaire, EHPAD, bibliothèques ; dont la gestion doit être laissée aux travailleurs et travailleuses de ces structures. Qui mieux que les bibliothécaires pour savoir où et comment faire fonctionner ces espaces indispensables ? Qui mieux que les travailleurs et travailleuses du périscolaire pour savoir de combien d’agent.e.s ils et elles ont besoin ?
Nous continuerons à être solidaires de toutes les luttes des travailleurs et travailleuses, car nous sommes convaincus que c’est comme ça que nous gagnerons !
Salutations révolutionnaires, La liste Grenoble Ouvrière et Révolutionnaire