
Les gouvernements américain et israélien ont déclenché une nouvelle guerre au Moyen-Orient, en lançant des bombardements massifs sur l’ensemble du territoire iranien. Ceux-ci ont fait déjà plus de 500 morts et 750 blessés. En riposte, le régime iranien vise Israël, y faisant aussi des victimes, cible des bases militaires américaines au Bahreïn ou aux Émirats arabes unis, et annonce fermer le détroit d’Ormuz, crucial au commerce du pétrole. Ce périlleux engrenage est produit par la volonté des grandes puissances capitalistes de mettre l’Iran sous leur contrôle, comme tous les autres régimes de la région désormais.
Un dictateur est mort… mais la dictature est toujours vivante
Peu d’Iraniens, sans doute, ont pleuré Khamenei, eux qui criaient « Mort au dictateur ! » par centaines de milliers en janvier. Mais nul ne doit oublier que les impérialistes ont négocié pendant des années, et jusqu’à ces derniers jours, avec son régime sanguinaire. Et, surtout, qui peut avoir confiance dans les bombes américaines et israéliennes pour aider un peuple à s’émanciper ?
Un sanglant marchandage
L’objectif de Trump et du boucher de Gaza Netanyahou, en décapitant le régime iranien, n’est pas de permettre aux travailleurs et à la jeunesse d’Iran de disposer de leur destin. Ils se sont contentés d’assister au massacre de dizaines de milliers de manifestants et à l’incarcération de 50 000 autres lors de la répression des récentes révoltes. Trump est tout à fait prêt à conserver les bouchers des « gardiens de la révolution », auxquels il a promis l’immunité s’ils déposaient les armes. Quant à Macron et aux autres dirigeants européens, ils craignent surtout de perdre du terrain au Moyen-Orient et ont osé proposer de participer aux bombardements contre l’Iran !
Sous les bombes, la colère couve toujours
Le tapis de bombe vise au moins autant à terroriser les Iraniens et, bien au-delà, tous les peuples de la région, qu’à faire tomber les têtes du régime. Mais la colère couve toujours en Iran, malgré la répression, malgré les bombes, et c’est là que l’espoir réside, dans un embrasement populaire dirigé contre les mollahs et ceux qui rêvent de mettre en place une nouvelle dictature du fric !
Non à l’agression américaine ! Solidarité avec les travailleurs et les travailleuses d’Iran !
Aux élections municipales : votez pour les listes ouvrières et révolutionnaires !
Le NPA-Révolutionnaires présente des listes constituées de travailleurs et de travailleuses, avec ou sans emploi, d’étudiants ou de retraités, à l’image de la classe ouvrière.
Voter pour ces listes « ouvrières et révolutionnaires », c’est affirmer sa révolte face à la brutalité du capitalisme, exprimer son rejet des amis de Macron et de tous ceux qui rêvent d’être à leur place. C’est dire qu’il faut s’organiser pour combattre le capitalisme, pour faire face au péril de l’extrême droite, aux poussées militaristes et guerrières, sans rien attendre des partis de gauche qui se disputent la gestion des affaires de la bourgeoisie. Nous n’aurons que ce que nous prendrons !
Même si aucun bulletin de vote ne changera notre sort, il peut servir à exprimer notre colère. Dans ces élections, nous défendons l’urgence pour le monde du travail de lutter pour :
• 400 euros net d’augmentation pour tous et toutes ;
• aucun salaire, aucune pension ou allocation inférieurs à 2 000 euros net ;
• l’interdiction des licenciements et des suppressions de postes, dans le public comme dans le privé ;
• la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote pour tous à toutes les élections, la liberté de circulation et d’installation.
Dans les villes où il n’est pas présent mais où il existe une liste de Lutte ouvrière, le NPA-R appelle à voter pour celle-ci.
Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 2 mars 2026