Caen, à la tête d’une agglomération de plus de 210 000 habitants, joue à la « métropole ». Mais cela n’empêche pas le CHU de manquer de médecins – sans que l’actuelle municipalité représentée dans son conseil de surveillance s’en émeuve beaucoup, à la différence de la presse nationale… – et bien des spécialistes d’imposer des dépassements d’honoraires. Et elle a un coût : loyers qui explosent, prix de l’immobilier inabordables. Le tout sans garantie pour les jeunes, avec ou sans diplôme, d’y trouver un emploi… Les gagnants de la compétition entre les villes sont peut-être leurs habitants les plus riches, mais certainement pas les autres.
Il ne suffira pas d’une nouvelle ligne de tram – surtout si elle finit par entraîner la fermeture de l’hôpital psychiatrique qu’elle coupe en deux… – pour améliorer notre quotidien. Pas plus que planter quelques milliers d’arbres – l’équipe sortante, qui n’a pas réussi à bâtir son centre commercial en centre-ville sur les souches de quelques dizaines d’eux, se veut maintenant leur amie, c’est toujours ça de pris… – ne suffira à protéger des prochaines canicules les résidents de passoires thermiques. La tâche est immense. Mais les ressources de la société le sont aussi. Le monde du travail, sans lequel rien ne fonctionne, saura les mobiliser s’il rompt avec la loi du profit. C’est pourquoi il doit décider. C’est le sens de notre liste « Caen ouvrière et révolutionnaire ». .