Dans ce bastion du « communisme municipal », le PCF fête ses 100 ans à la tête de la municipalité. Une série uniquement interrompue sous Vichy ! Certes, cela veut dire un peu plus de logement social, un peu plus d’activités culturelles accessibles à tous et à toutes et une mairie qui affiche son soutien au peuple palestinien… Mais cela veut dire aussi beaucoup de routine gestionnaire et un accompagnement des logiques capitalistes qui ne s’arrêtent pas aux portes d’Ivry : la pression foncière est par exemple de plus en plus importante, alimentée par le « potentiel » de grandes friches industrielles situées à quinze minutes de Paris. Les loyers grimpent en flèche alors que les salaires ne suivent pas et les listes d’attente s’allongent pour accéder au logement social ou à une place en crèche. Quant au chômage, il atteint plus de 14 % dans la commune…
Rien qui ne se règle fondamentalement depuis le fauteuil d’un maire quelles que soient ses plus ou moins bonnes intentions : seules nos luttes permettront d’inverser la vapeur ! C’est notamment ce message que notre liste, menée par Selma Labib, conductrice de bus à Ivry, et Benoit Chazerand, aiguilleur à la SNCF, a commencé défend sur les marchés et à la sortie des métros. Lors de ces activités, on a surtout entendu un ras-le-bol général contre le coût de la vie et une colère sourde contre tout ce qui ressemble à un politicien : les allusions aux épisodes les plus « tranchants » de la Révolution française ne sont pas rares.
Petite nouveauté du cru électoral 2026 : le RN tente pour la première fois de mettre un pied à Ivry en cherchant à monter une liste derrière un candidat parachuté dans la ville pour l’occasion. Une liste qui brille pour l’instant par son absence sur le terrain : sa seule tentative de réunion publique a été un échec piteux réunissant dix fois moins de personnes que le rassemblement appelé pour s’y opposer devant la salle. Ce combat contre l’extrême droite et la haine raciste qu’elle distille est aussi au centre de notre candidature. Mais on ne le mènera qu’en combattant également les racines du mal : les 40 ans de politiques antisociales et racistes de droite comme de gauche qui ont permis à l’extrême droite d’arriver aux portes du pouvoir.