Bis repetita. Après avoir intimidé des enseignants de primaire pour les empêcher d’apprendre aux enfants des écoles primaires de Commentry la chanson Les Mains d’or de Bernard Lavilliers, l’inspectrice d’académie de l’Allier a enjoint la principale du collège Émile‑Mâle d’interdire à la chorale de son établissement de se produire lors d’un concert de l’harmonie municipale, organisé en soutien aux salariés de l’usine d’Erasteel qui défendent leurs emplois. Le tout en invoquant « l’obligation de neutralité de l’Éducation nationale, le concert étant désormais affiché comme un soutien aux forges de la ville ». La chanson en question n’est pas un hymne révolutionnaire mais décrit la détresse des ouvriers dans une vallée industrielle abandonnée où les usines ferment les unes après les autres. Ce qui risque d’arriver à Commentry. Dans un premier temps, sous la pression des médias et du chanteur lui‑même, les instances de l’Éducation nationale avaient rétropédalé. Mais, chassées par la porte, elles reviennent par la fenêtre.