Patrick, président du Medef, l’avait invité à son université d’été. Fabien l’a invité à sa fête. Le courant passe entre le patron des patrons et chef de file du Parti communiste.
« Il y a une chose sur laquelle je suis entièrement d’accord avec le discours que tiennent les chefs d’entreprise », tient à insister Fabien Roussel : « Quand je serai président de la République nous devrons travailler ensemble, donc on devra bien se mettre autour de la table pour répondre à la nécessité de reconstruire la France, une France qui redeviendra une grande nation industrielle […] capable d’exporter aux autres pays… »
Lui (son invité Patrick Martin) et moi, tenait à insister le leader du PC, « on va utiliser les même mots, produire plus de richesses ». Mais « on veut siéger aux conseils d’administration, que le salariés puissent partager avec les actionnaires toutes les décisions… »
Les dividendes aux actionnaires, le boulot aux ouvriers, donc. Mais qu’on le fasse en bonne entente !
C’en était trop, quelle audace ! « Je partage l’objectif, je partage le diagnostic, je ne partage pas la solution », répond l’ingrat patron des patrons. Aussitôt interrompu par son vis-à-vis communiste : « S’il n’y a plus que le chemin, on va réussir à trouver les chemins qui font que la France va finir par s’en sortir quand même… »
On serait Patrick Martin, on voterait Roussel !
O.B.
