Cette année encore, le NPA-R a participé au plus grand rassemblement populaire, festif et surtout politique de la rentrée.
Pendant trois jours, les militantes et les militants de notre parti ont accueilli à notre stand toutes celles et ceux, organisés ou non, intéressés pour échanger avec nous sur la situation politique en cette année de présidentielle, mais aussi sur ce qu’implique aujourd’hui de se donner comme perspective la révolution pour en finir avec la barbarie capitaliste, et le communisme pour laisser derrière nous l’exploitation et les oppressions.
260 personnes ont assisté à notre meeting, en présence de notre porte-parole Selma Labib et 80 le lendemain au débat organisé par le NPA Jeunes Révolutionnaires.
En grève deux jours avant avec ses collègues, contre les conditions de travail dans l’entreprise de transport Kéolis, Selma est revenue sur leur mobilisation et l’a mise en perspective avec la situation plus générale, notamment la préparation de la grève du 29 septembre que l’intersyndicale avait cantonnée à la fonction publique, mais que les pompiers, le syndicat SUD Rail et plusieurs syndicats CGT rejoignent pour, peut-être, ouvrir la voie à un élargissement nécessaire à l’ensemble des secteurs professionnels, du public comme du privé. C’est en tout cas ce à quoi nous allons nous employer. Car rien dans ce que nous obtiendrons ne nous sera donné, tout devra être arraché à la force de nos grèves, de la grève générale et de notre capacité à frapper ensemble. C’est aussi un élément clé de combat contre l’extrême droite, qui est moins vaillante dès que des millions de jeunes et de travailleurs reprennent la rue et occupent leur lieux de travail et d’études, comme on l’a vu en 2019-2020 ou encore en 2023 lors des mobilisations pour nos retraites.
C’est cela que nous défendrons lors de l’élection présidentielle, avec notre candidate Selma.
Quarante ans de « barrages républicains » visant à mettre l’extrême droite en minorité ont été un échec. Le Rassemblement national est aux portes du pouvoir et, pourtant, LFI, qui semble tout écraser du côté de la gauche institutionnelle, nous refait le coup du « voter pour nous on s’occupe de tout » en s’appuyant sur la peur du « fascisme » et en appliquant un vernis de radicalité.
Mais comment croire au changement radical sans s’en prendre à ceux qui imposent leur loi contre les travailleurs et les travailleuses ? Comment changer les choses et, dans le même temps, semer l’illusion qu’un patron français, c’est mieux qu’un patron étranger ? Et en fréquentant régulièrement l’un des plus motivés vers la marche à la guerre, le marchand de canons Dassault !
Ce nous n’avons obtenu a été arraché en créant un rapport de force favorable aux travailleurs, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, une classe ouvrière confiante dans ses propres forces.
Comment espérer en finir avec l’intensification de l’exploitation, avec la droite et l’extrême droite, en étant « prêts à gouverner » dans le cadre des institutions de l’État bourgeois ? Sans se donner les moyens d’en finir définitivement avec le pouvoir des capitalistes ?
C’est cela que nous avons mis en débat pendant trois jours, et que nous exprimerons durant la campagne, à condition d’avoir les 500 parrainages indispensables pour que la voix de notre camarade, machiniste, militante communiste, puisse avoir droit de cité dans quelques mois aux débats de l’élection présidentielle !
Armelle Pertus
