Lundi 31 août, lors de la réunion de pré-rentrée, les enseignants et les agents de vie scolaire du lycée ont appris que, pour la première fois, les effectifs dépasseraient les 30 par classe en classe de seconde. En effet, le lycée compte 10 divisions de seconde, et 302 élèves ont remis leurs dossiers d’inscription.

Sur la ville, les quatre collèges sont classés REP+, ce qui signifie que, jusqu’en troisième, les effectifs des élèves sont censés être limités à 24 par classe. Mais depuis 2014 et la réforme de l’éducation par le gouvernement socialiste, les lycées ne bénéficient plus de ces aménagements. Et contrairement à ce que prétend le gouvernement, il n’y a aucune baisse démographique : au contraire le nombre d’élèves passant en seconde ne cesse d’augmenter, sans qu’aucune classe ne soit créée.

Mais pour le chef d’établissement, ce n’est pas un problème : il parle de « surbooking » ! Un terme qui a particulièrement choqué les collègues, qui se sont réunis en heure d’information syndicale et ont voté la grève de rentrée à 41.

Mardi 1er septembre, 40 % des profs étaient en grève, et 100 % des AED ! Des collègues avaient préparé un tract se moquant des termes du chef d’établissement : « Surbooking ? On n’est pas Easyjet ! »

À midi, la direction reçoit une délégation de grévistes, et annonce que les classes de seconde seront bien limitées à trente. Une première victoire, mais les collègues ont bien conscience qu’il faudra aller chercher les moyens réels et les créations de classe au rectorat.