Avec les incendies en Gironde qui ont conduit à l’évacuation en quelques jours de près de 200 000 personnes, quelle a été la réaction de la SNCF ? Augmenter le prix des billets de TGV ! Jusqu’à 260 euros pour un trajet Bordeaux-Rennes, 90 euros pour un Bordeaux-Bayonne. Une famille de quatre personnes quittant Bordeaux pour rentrer en Bretagne devait payer plus de 1000 euros !

Plus de 75 % des sapeurs-pompiers étant des volontaires, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avait exhorté le 9 juillet les entreprises à rendre disponibles leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires. La SNCF a beau faire partie des cent entreprises labellisées « employeur partenaire des sapeurs-pompiers », des collègues se sont vus refuser de s’absenter du travail pour aller prêter main-forte aux sapeurs-pompiers de métier.

Parmi la population ayant subi des évacuations et des nuits d’angoisse, que ce soit en Gironde ou dans les Pyrénées-Orientales, il y avait bien entendu des cheminotes et cheminots. Alors, devant l’impossibilité pour certains collègues de venir travailler, la réponse de la SNCF a été de dire qu’elle étudierait au cas par cas et avec « bienveillance » les demandes de congés pour régulariser la situation. Tout brûle autour de vous ? Posez vos congés et annulez vos prochaines vacances ! Il fallait y penser…

La SNCF n’est pas unique en son genre : à Bordeaux, les fumées toxiques des incendies rendaient les tournées piétonnes des postiers impraticables. Le travail a dû s’arrêter, alors la direction de La Poste tente d’imposer que les journées non travaillées soient rattrapées plus tard.

Les réactions des cheminots et la menace de grève massive suffisent encore à dissuader la direction d’imposer des congés lors de catastrophes climatiques. Mais on voit comment le patronat cherche à nous faire payer la faillite écologique du capitalisme.