
Alors que les travailleurs iraniens et libanais se prennent les bombes sur la tête, ici les travailleurs doivent payer le prix de l’augmentation du gaz et du carburant, alors que cette guerre est menée uniquement pour les profits des groupes capitalistes, notamment pétroliers.
À peine quelques jours après le début de l’attaque des États-Unis, les prix commençaient à augmenter à la pompe alors même que le carburant vendu était encore celui raffiné avant le début du conflit. Total et les autres géants de l’industrie pétrolière, en bons profiteurs de guerre, y ont vu une opportunité d’augmenter leurs profits.
Avec le blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié de la planète, les prix continuent leur progression. Le Gasoil a même augmenté plus vite que l’essence pour atteindre la barre des 2 euros le litre, en hausse de 15 % depuis le début de la guerre. Ce sont bien évidemment les travailleurs et travailleuses les plus modestes qui paient de plein fouet cette augmentation, celles et ceux qui n’ont pas les moyens de changer de véhicule pour en acquérir un plus moderne et qui sont obligés d’utiliser leur voiture tous les matins pour aller bosser.
Le gaz a déjà augmenté au début du mois de mars de 5,3 % pour le chauffage et de 4 % pour la cuisson et l’eau chaude, et il devrait subir une nouvelle augmentation de 5 à 10 % début mai. Près de 7 millions de foyers sont concernés.
Alors que ces hausses relèvent pour l’instant de la pure spéculation, les États du G7 ont annoncé qu’ils écouleraient leurs réserves stratégiques pour faire baisser les prix. Une bonne affaire pour ces États, dont la France, de vendre au plus cher ! Compter sur la loi de l’offre et de la demande plutôt que d’imposer un blocage des prix (une mesure que Macron refuse et que Bardella a qualifiée de « soviétique ») est un enfumage. Ces institutions sont au service des multinationales du pétrole.
Les travailleurs auraient les moyens de faire payer ces grands groupes ultra-riches en imposant un contrôle sur le prix des carburants. Mais ce sont aussi les entreprises florissantes d’armement – les Dassault, Thalès et Safran qui se gavent sur la mort des peuples – et même tous les patrons pour lesquels on doit se déplacer pour aller bosser et se faire exploiter, que nos luttes pourraient mettre à contribution en leur imposant des augmentations de salaires.
Juliette Stein