Lors d’un débat organisé ce jeudi à Saint-Bruno dans le cadre de la campagne municipale, notre candidat Baptiste Anglade a interpellé publiquement messieurs Carignon et Gabriac sur des faits graves impliquant un militant de l’UNI Grenoble. Il leur a posé une question simple et directe : ce militant, qui menace de mort des étudiantes, se situe-t-il du côté des Républicains ou du RN ?
Malgré plusieurs relances insistantes, aucun des deux n’a répondu. Plus grave encore, aucun n’a condamné ces actes violents.
Cette interpellation intervient alors qu’une agression a eu lieu cette semaine, pendant les élections des représentants étudiants au Crous. Un militant de l’UNI Grenoble a agressé et giflé une étudiante, avant de menacer de mort plusieurs autres, déclarant notamment : « On va tous vous planter, bande de salopes. »
L’UNI était présente toute la semaine sur les campus pour diffuser ses idées racistes et réactionnaires. Cette organisation étudiante d’extrême droite est régulièrement au cœur de polémiques en raison des dérapages de ses membres. Dernièrement, une vidéo a d’ailleurs circulé montrant son responsable national, Mathis Gachon, effectuant à plusieurs reprises des saluts nazis.
L’UNI se revendique pour « l’union des droites », rassemblant des militants allant des Républicains à Reconquête. C’est précisément pour cette raison que notre candidat a interrogé publiquement messieurs Carignon et Gabriac. Leur silence répété, face à des faits aussi graves, en dit long.
Ce silence est d’autant plus troublant que M. Carignon et M. Gabriac connaissent personnellement cet individu, du fait de leurs liens étroits avec l’UNI. Ils apparaissent d’ailleurs tous les trois sur une photo, prise lors de l’apéro de rentrée de l’UNI en septembre 2024.
Ces liens entre les deux candidats et l’UNI ne sont pas anecdotiques. De nombreux membres ou anciens membres de l’UNI composent leurs listes ou participent activement à leurs campagnes. On peut citer Clément Chapet, ancien responsable de l’UNI Grenoble et animateur de la liste de M. Carignon. Ou encore Enzo Billon, tête de liste du RN à Échirolles, qui apparaissait fièrement sur des photos de l’UNI il y a moins de deux semaines.
Face à des menaces de mort, des violences physiques et des propos sexistes d’une extrême gravité, le silence n’est pas une option. En refusant de répondre et de condamner, messieurs Carignon et Gabriac assument politiquement leurs proximités.
Correspondant
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