Selon le New York Times, l’administration Trump a passé un accord avec le dictateur camerounais, Paul Biya, 93 ans, au pouvoir depuis 40 ans et qui vient d’être réélu à la présidence grâce à des fraudes massives, pour que ce dernier accepte sur son territoire des migrants de diverses nationalités expulsés des États-Unis. Selon le quotidien, l’accord avait deux volets : le premier était le versement d’une somme de 30 millions de dollars (26 millions d’euros) à Biya, via le Haut-Commissariat pour les réfugiés du Cameroun, le second l’engagement de Washington de garder le silence à propos de la répression tous azimuts qui touche de larges pans de la population. Selon le Sénat américain, 25 autres États ont déjà accepté un tel « deal », accueillant des migrants expulsés alors qu’ils ne sont pas ressortissants du pays de destination. L’Union européenne, qui ne veut pas être en reste, poursuit de son côté la création d’« hubs de retour » dans des pays tiers qui auront la même finalité. En résumé, on traite les migrants comme des déchets qu’il faut expédier le plus loin possible. Un condensé de l’humanisme capitaliste.