
Cela fait maintenant plus d’un mois que les États-Unis et Israël ont lancé leur offensive contre l’Iran. Ils y ont mené plus de 1 500 bombardements, causant près de 2 000 morts, 25 000 blessés et 3 millions de déplacés à l’intérieur du pays. L’intensification de la guerre menée par Israël au Liban a fait elle aussi des milliers de morts et plus de 500 000 réfugiés, ayant fui le Sud-Liban que l’armée israélienne s’apprête à occuper durablement. Sous prétexte de sécurité et de lutte contre des dictatures, les dirigeants impérialistes sèment la guerre, la dévastation et la mort au Moyen-Orient.
Les véritables raisons, leur droit au pillage des ressources à coups de talon de fer sur les peuples, apparaissent au vu et au su de tous.
L’impérialisme français lui aussi fauteur de guerre
Le gouvernement français implique la France dans cette guerre. Par les paroles et par les actes. Macron a tout de suite légitimé les bombardements américains et israéliens sur l’Iran, désignant la République islamique comme responsable. Une dictature que la population iranienne contestait encore il y a quelques semaines, avant de recevoir des bombes, et que Trump pourrait finalement choisir de laisser au pouvoir. Actuellement, l’armée française participe aux opérations : tous les jours des avions Rafale s’envolent pour abattre drones et missiles iraniens. Le porte-avions Charles de Gaulle a été envoyé dans la région et plus d’un millier de soldats français y sont déployés, entre Abou Dabi, l’Irak et Djibouti.
Partout, les peuples paient le coût du militarisme
Au Moyen-Orient, ce sont des milliers de morts et de blessés. En Europe ou aux États-Unis, c’est le niveau de vie de la population qui va être durement impacté. Le budget d’austérité imposé à coup de 49.3 visait déjà à nous imposer bien des sacrifices, pour les plus grands profits des grandes entreprises, en premier lieu des patrons de l’armement. Autant d’argent pris sur la santé, sur l’éducation, sur tout ce qui nous est utile, pour privilégier des milliards d’euros de subventions aux patrons et la hausse des dépenses militaires. Et voilà que Lecornu annonce une rallonge de 8,5 milliards d’euros, sur les 16 milliards déjà prévus, pour la loi de programmation militaires 2016-2030… pour acheter encore plus de munitions ! Et il n’y aurait pas d’argent magique ? Les Dassault et autres marchands de mort se frottent les mains. Chaque missile tiré coûte un million l’unité, un million également pour chaque journée d’opération du Charles de Gaulle et 20 000 euros l’heure de vol du Rafale.
À nous de rendre coup pour coup !
Non seulement on nous présente l’addition pour payer tout cet arsenal, mais on subit l’explosion du prix du pétrole et du gaz, et ses répercussions sur les prix en général. Aux États-Unis, une troisième édition des manifestations « No King » (pas de roi) contre Trump a rassemblé des millions d’Américains dénonçant sa politique meurtrière contre l’immigration, mais aussi la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences sur le coût de la vie. En France également, c’est dans la rue et dans les luttes qu’il faudra s’opposer à la guerre et mettre en avant nos propres intérêts de travailleurs et de travailleuses : de l’argent pour les services publics, pas pour l’armée, des hausses des salaires et des pensions de retraite pour faire face à l’inflation galopante. Suite aux luttes menées depuis plusieurs semaines par profs, parents et lycéens dans la région de Marseille, une journée de grève dans l’Éducation nationale aura lieu mardi 31 mars contre les suppressions de postes et d’heures de cours prévues par le gouvernement. Face à un système capitaliste qui a pour seul moteur l’exploitation et la guerre, organisons-nous.
Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 30 mars 2026