Ce dossier se boucle le 31 mars, journée de grève nationale dans l’éducation appelée par l’intersyndicale. Le bilan en apparaît contrasté : d’importantes poches de mobilisation (300 manifestants devant la DSDEN à Cergy, 600 à Caen, 400 à Rouen…), et dans d’autres régions, notamment sur Paris, les rangs des manifestants étaient plus clairsemés. Pourtant, la colère est grande dans le secteur et de nombreuses grèves locales ont eu lieu contre les coupes claires imposées dans les écoles pour continuer à financer l’armée et les subventions au patronat. La politique de l’intersyndicale, calée sur le calendrier institutionnel et appelant à des journées de grève isolées sans aucun plan, ne permet pas de donner de perspectives. Toutefois, ces dernières années, les bagarres dans l’éducation n’ont pas manqué, avec l’émergence d’outils d’AG et de coordinations. C’est de ces bagarres, et de l’auto-organisation du personnel, en lien avec les parents et les lycéens, que peuvent émerger des perspectives pour permettre de faire reculer le gouvernement et stopper les politiques d’austérité.
Sommaire du dossier
- De l’argent pour l’éducation, pas pour les marchands de canon !
- L’école publique attaquée par des réformes mortifères depuis une vingtaine d’années
- AESH : faire front contre les attaques et la précarité
- Hiver 2024 dans le 93 : une grève historique
- 2019 et 2020 : deux ans de luttes et d’expériences pour les profs
- Marseille : profs, parents, élèves, tous ensemble pour des moyens pour l’école !