Au grand dam de certaines ONG, mais au nom d’une « stratégie pour une société décarbonée et souveraine », l’État a annoncé sa décision de prendre une participation, via la Banque des territoires, à hauteur de 30 % (soit 50 millions d’euros), dans le projet d’exploitation minière de lithium conduit par la multinationale française Imerys, spécialiste des minerais qui a réalisé 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et emploie 12 400 personnes dans le monde. L’ouverture de la mine est prévue pour 2030 et devrait alimenter en lithium les batteries d’au moins 700 000 véhicules électriques par an. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a promis « une mine exemplaire, une mine du 21e siècle, répondant aux meilleurs standards environnementaux et sociaux, que nous souhaitons encourager partout dans le monde ». Une affirmation qui laisse sceptiques les défenseurs de la nature qui, à juste raison, pointent les questions non résolues des résidus (deux millions de tonnes par an), du pompage d’un million deux cent mille mètres cubes chaque année, de la protection de deux zones naturelles d’intérêt écologique et d’une zone Natura 2 000. Ils se méfient des promesses du gouvernement en matière de respect de l’environnement qui, en règle générale, ne sont jamais tenues et se résument en de l’écoblanchiment.