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Femmes en Afghanistan : un degré supplémentaire dans l’horreur

Le nouveau Code pénal des talibans, promulgué en janvier 2026 et appliqué depuis mi-février, prévoit de lourds châtiments pour non-respect de la religion, ainsi que des sanctions plus graves pour les personnes de statut social défini comme « inférieur », et reconnaît l’esclavage. Parmi les mesures les plus emblématiques, et les plus scandaleuses, de cette réglementation, se trouve l’institutionnalisation des violences contre les femmes.

Désormais, un homme peut frapper sa femme impunément et en toute légalité. Une seule limite : en cas de fracture, et à condition que la victime puisse surmonter tous les obstacles pour déposer plainte alors qu’elle n’a pas le droit de sortir seule dans la rue, le mari cogneur peut être condamné à deux semaines d’incarcération. Une sanction qui en dit long lorsqu’on sait que la maltraitance d’un chameau est punie par six mois de prison.

Depuis leur retour au pouvoir en 2021, les talibans ont adopté une centaine de décrets limitant chaque fois un peu plus les droits des femmes. Elles ont interdiction de se montrer aux fenêtres, ne peuvent plus étudier au-delà du primaire, aller dans les parcs, les restaurants, les salles de sport, les salons de beauté, conduire une voiture, sortir sans chaperon. Internet leur est interdit, ainsi que parler à voix haute, chanter ou lire de la poésie. Et voilà que la violence domestique est autorisée et que tout un chacun peut maintenant, avec la bénédiction de la loi, frapper son épouse, ou ses épouses puisque que dans ce pays un homme peut épouser quatre femmes, à coup de poing, de bâton ou de fouet si le cœur lui en dit.

Pour les femmes, le régime des talibans, c’est l’oppression des femmes du monde entier portée à son comble, c’est l’enfer sur terre.

Michel Grandry