Samedi dernier s’est déroulé à Londres ce qui est considéré comme la plus importante manifestation contre l’extrême droite qu’ait connue le pays. Plusieurs centaines de milliers de personnes (50 000 selon la police, 500 000 selon les organisateurs) se sont retrouvées dans le centre de la capitale derrière une banderole qui proclamait « Non à la haine ». Les manifestants, réunis à l’appel d’une dizaine d’organisations rassemblées dans l’Alliance Together (collectif ensemble), étaient venus de tout le pays notamment d’Écosse, du Pays de Galles, des Midlands et, bien sûr, de la région du Grand Londres. Les bannières syndicales côtoyaient les banderoles des organisations de gauche et anti-racistes, celles des collectifs de défense des migrants et du mouvement LGBT, alors que des slogans affirmaient la solidarité avec la Palestine et la condamnation de l’intervention israélo-américaine en Iran. Ce rassemblement monstre se voulait une réponse à celui organisé par l’extrême droite le 13 septembre dernier et qui avait réuni 150 000 personnes dans les rues de la capitale. Une manifestation réussie, mais qui ne doit être qu’un début dans la lutte contre la guerre et contre l’extrême droite qui a le vent en poupe.