
Ce jeudi 29 janvier le NPA-Révolutionnaire tenait à Grenoble sa deuxième réunion publique dans le cadre des élections municipales. Plus de 80 personnes étaient présentes à cette réunion consacrée aux transports, au logement et aux services publics, qui donnait la parole aux travailleurs et travailleuses de ces secteurs.
Transports publics gratuits sous contrôle des travailleurs : une nécessité élémentaire !
Après une introduction replaçant cette campagne dans le contexte de tensions inter-impérialistes et de guerre sociale, les intervenants ont souligné que les travailleurs et travailleuses, ceux-là même qui font tourner l’ensemble de la société, seraient les mieux placer pour la diriger. C’est pour cela que la liste du NPA-R, Grenoble ouvrière et révolutionnaire, est constituée de jeunes et de travailleurs.
Pierre, conducteur de car chez Keolis Porte des Alpes, est revenu sur l’extension et la gratuité des transports publics que nous revendiquons. Cette gratuité, si elle était imposée et mise en place par les travailleurs des transports eux-mêmes, ne se ferait pas au détriment des conditions de travail et de salaire des salariés. Sa réalisation passerait pas le fait d’imposer que la contribution des grandes entreprises, qui passe aujourd’hui par le versement mobilité, augmente jusqu’à permettre d’assurer un service gratuit pour les usagers et de bonnes conditions de travail aux salariés. Cette gratuité pourrait bénéficier à tous et toutes et non uniquement à celles et ceux qui peuvent se permettre d’aller au ski le weekend comme le proposent d’autres listes. Rien ne justifie qu’il faille payer pour aller nous faire exploiter au travail ! Enfin, le développement de ce service et son accessibilité permettrait de préserver l’environnement.
Les salariés de Mvélo+, qui gèrent et entretiennent les vélos que loue la métropole de Grenoble, étaient présents pour parler de leurs luttes. Ces travailleurs, embauchés par Cykleo, une filiale de Keolis à qui la métropole à délégué ce service, étaient déjà intervenus lors de la précédente réunion publique. Ils étaient alors en grève pour défendre leurs conditions de travail dans un contexte où la quantité de contrats et de vélos à entretenir ne cesse d’augmenter, sans embauches, sans locaux et sans outils adaptés. Leur intervention est revenue sur le bilan de leur grève et leurs conditions de travail actuelles. Ils ont fait le lien entre la dégradation de celles-ci et la dégradation du service qu’ils proposent.
Face à la spéculation et aux multi propriétaires : réquisitionner les logements !
Baptiste Anglade, éducateur spécialisé, tête de la liste Grenoble ouvrière et révolutionnaire, a lié les problèmes soulevés dans la réunion à notre programme de lutte. C’est en prenant sur les profits des grandes entreprises qu’il serait possible de fiancer des services publics à hauteur des besoins de la population. En Isère, la présidente du Medef en est un bon exemple : milliardaire et multi propriétaire, elle prend des décisions qui affectent des milliers de personnes sans aucun contrôle démocratique.
La parole aux acteurs d’une lutte exemplaire : les livreurs à vélos occupant le siège de la Métro étaient présents
Enfin, des membres du syndicat des livreurs à vélo, qui représentent aussi les occupantes et occupants du siège de la métropole de Grenoble, ont pris la parole. En pleine trêve hivernale, des dizaines de familles ont été expulsées de logements laissés vides par le bailleur social Actis. La métropole de Grenoble a donc été occupée par ces familles pour exiger le relogement de ces 150 personnes. Les intervenants sont revenus sur les deux mois de mobilisation. Ils ont mis en lumière comment l’absence de régularisation bénéficiait au patronat des plateformes de livraison ou de l’aide à domicile, ainsi qu’aux marchands de sommeil mafieux. C’est une des nombreuses bonnes raisons d’exiger la régularisation de tous les sans-papiers.
Un grand meeting le 5 mars prochain pour conclure la campagne Grenoble ouvrière et révolutionnaire
Le débat avec la salle a porté sur les attaques que subit la jeunesse et les luttes qu’elle y oppose, sur les manières de faire face à la destruction du système de santé, sur la capacité des travailleurs à prendre le contrôle de leur activité, et à décider de tout dans leur intérêt et celui de l’ensemble de la population.
Cette réunion publique aura aussi permis de renforcer les liens avec de nombreux jeunes et travailleurs, notamment des secteurs du social, de la santé, des transports, et de leur permettre de soutenir cette campagne et se joignant à la liste Grenoble ouvrière et révolutionnaire.
Prochain rendez-vous à Grenoble le 12 février prochain sur le campus, et le 5 mars 2026 à Grenoble pour le grand meeting de la liste à la Maison du tourisme de Grenoble !
NPA-Révolutionnaires Grenoble-Isère