Nos vies valent plus que leurs profits

Haro sur les retraités

Le patronat et les politiciens à sa botte ne décolèrent pas que la retraite à 64 ans ne soit pas encore appliquée et que la sous-indexation des retraites ne soit pas non plus passée pour le moment en raison des difficultés pour faire voter le budget. Ils mènent donc une campagne incessante pour présenter les retraités comme des privilégiés, alors que deux millions d’entre eux sont sous le seuil de pauvreté. La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a ainsi avancé l’idée de créer une taxe sur les retraites. Face au tollé suscité, elle a un peu reculé et n’envisagerait plus que de taxer les « grosses retraites » qu’elle évalue à partir de 2000 euros par mois. Estimation assez curieuse de la part d’une ministre qui touche cinq fois plus, sans compter tous les avantages de sa fonction : appartement, véhicule, chauffeur et frais divers. Ne soyons pas dupes : les travailleurs en activité n’ont rien à gagner d’une diminution des revenus de leurs aînés.