Selon différentes estimations publiées par des ONG, entre 700 et 3 500 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis le début des manifestations le 28 décembre. De plus le régime vient d’annoncer qu’il allait accélérer les condamnations et les exécutions de manifestants arrêtés par l’armée et les gardiens de la révolution. Malgré cette répression féroce, la mobilisation, qui touche une grande partie de la population et s’en prend directement à la dictature des mollahs, se renforce. Mais l’impérialisme américain, Israël et bien d’autres, dont le fils de l’ancien chah, sont en embuscade pour tenter de placer leurs pions en cas d’effondrement de la république islamique et de continuer, sous une forme ou une autre, l’exploitation et l’oppression des classes laborieuses du pays. Pour l’instant ce qui manque à ces dernières n’est ni le courage, ni le sens du sacrifice, ni la détermination mais l’urgence de se doter d’un parti de classe pour ne pas se faire voler leur révolution.