L’année 2026 commence par une nouvelle tragédie liée à la violence policière systémique qu’installent le gouvernement (entre autres avec sa circulaire Retailleau) et tous ceux qui à droite ou à l’extrême droite ciblent les immigrés et les présentent comme les responsables de tous les maux qui touchent les classes populaires, comme si ce n’étaient pas les patrons et tous les exploiteurs qui étaient responsables des bas salaires, des retraites minables et du chômage. C’est sur ce terreau raciste cultivé en haut lieu que les crimes ont lieu : aujourd’hui celui qui a coûté la mort, dans les locaux du commissariat de police du 20e arrondissement, à El Hacen Diarra, un homme de 35 ans originaire de Mauritanie, qui vivait depuis quatre ans dans le foyer de travailleurs africains « Les Mûriers », dans le quartier du Père-Lachaise à Paris. Il a été jeté à terre, roué de coups (la vidéo d’un témoin du voisinage le montre) et visé par un taser… arme apparemment bien létale ! La famille porte plainte pour « violences volontaires ».
Et le quartier a réagi
Dimanche 18 janvier à 14 heures, un important rassemblement d’habitants du 20e arrondissement (au moins mille personnes ou plus devant le foyer), a répondu à l’appel de la famille. Recueillement, mais aussi indignation devant cette nouvelle manifestation de violence raciste. C’est ce qui émanait de cette foule compacte d’habitants du quartier qui ont le cœur à gauche ou à l’extrême gauche, dont beaucoup militent dans des associations, des syndicats ou des partis. Assa Traoré était là (la sœur du jeune Adama mort en 2016 sous les coups de la police), comme quelques députés PCF ou LFI, ces derniers pour dénoncer le crime raciste mais au nom d’une police qui devrait être « républicaine », comme si la police n’était pas un instrument de l’ordre social bourgeois, des riches contre les travailleurs et les pauvres.
À Paris, comme ailleurs, la police tue
Donc encore une nouvelle mort en ce début d’année 2026. Encore un mort dont la couleur de peau a dû encourager la police. Encore un mort qui appartient à notre monde de travailleurs et travailleuses que le gouvernement et tous les réactionnaires de droite et d’extrême droite voudraient diviser par leur racisme crasse. Un racisme qui pousse au crime. À des crimes qui restent généralement impunis, après des enquêtes qui s’embourbent.
Ce crime intervient dans un contexte et un climat où on ne peut que pointer du doigt un Macron qui joue au petit Trump et ses cohortes de police anti-immigration ICE. Paris n’est pas Minneapolis mais ça commence à y ressembler ! À nous, dans les entreprises et les quartiers, bien plus nombreux, bien plus solidaires, de militer pour que ça change. Les militants locaux du NPA-Révolutionnaires étaient présents au rassemblement et ont apporté leur solidarité à la famille et aux proches de El Hacen Diarra. La mobilisation est loin d’être terminée contre ce nouveau crime raciste.
Benjamin Guignard
