
Depuis des années, l’État assure à minima l’entretien des voies et ne cesse de diminuer ses dotations aux régions, qui ont la charge des TER.
Dans le cadre du bras de fer que la région Nouvelle-Aquitaine a engagé avec l’État, se renvoyant l’une l’autre la responsabilité des budgets d’austérité, le conseil régional a décidé de supprimer en 2026 les réparations d’urgence (15 millions d’euros), ce qui pourrait conduire à la fermeture de six ou sept lignes TER.
Par contre, cette même région choisit d’investir dans la LGV pour joindre Bordeaux à Dax et Toulouse, chantiers coûteux et destructeurs, au lieu d’améliorer les lignes existantes.
Le millier de manifestants venus à Limoges le 31 janvier demandent à l’État et aux régions de financer l’entretien et le développement de toutes les lignes de desserte fine comme des axes structurants (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ; Bordeaux-Lyon par Clermont-Ferrand ou Limoges). Car c’est bien l’ensemble de ce réseau ferroviaire qui participe à la mobilité dans les campagnes pour les scolaires, le travail, les loisirs…L’argent coule à flots quand il s’agit de l’armement. Mais pour tout ce qui est utile à la population… il faut faire des économies. Alors à nous d’être de plus en plus nombreux à prendre les trains de la colère !
Correspondant