Adopté au Sénat en novembre 2025, l’examen du projet de loi de lutte contre la fraude sociale et fiscale a débuté à l’Assemblée nationale. Le gouvernement entend récupérer au moins deux milliards d’euros, grâce à un arsenal législatif renforcé. Mais, pur hasard évidemment, la fraude fiscale ne concerne qu’un tiers des articles. Les 18 000 super-riches qui ne paient pas d’impôt sur le revenu et ceux qui ont fait de l’évasion fiscale une spécialité peuvent continuer de dormir tranquilles. Par contre le volet social occupe plus des deux tiers des articles et prévoit notamment des mesures comme la suspension immédiate des allocations chômage aux demandeurs d’emplois en cas d’« indices sérieux » de fraude. En résumé un texte qui vise et stigmatise les plus pauvres. Une vieille habitude du gouvernement.