
Condamnation pour les cinq postiers du 92 pour « violation de domicile », en réalité pour s’être rendus au siège de La Poste pendant une grève, avec six mois de prison avec sursis pour notre camarade Gaël Quirante : un jugement d’une grande brutalité, pour faire passer un message aux postières et aux postiers, et plus largement pour donner le signal à tout le monde que faire grève c’est risquer gros.Et on voit ces dernières semaines que la direction de La Poste est à l’offensive sur le front de la répression : Alex représentant local SUD à Paris 17 et Paul représentant SUD à Paris 15 visés par des mises à pied ; Vincent, secrétaire de SUD Poste 78, traîné pour la quatorzième fois en discipline ; Éric, représentant départemental CGT FAPT 59, en procédure de licenciement ; Sam, représentant départemental SUD dans le 66, licencié sur autorisation du ministre du Travail ; Yann, secrétaire départemental de SUD 13, lui aussi en procédure disciplinaire… La liste des représentants syndicaux visés par la répression s’allonge, sachant que bien d’autres collègues non-syndiqués passent quotidiennement en discipline pour un oui ou pour un non.
Des rassemblements locaux de protestation ont lieu à Marseille le 4 février, à Paris le 6 février et à Arras le 10 février… Il est grand temps de prendre une initiative nationale contre la répression, à La Poste et bien au-delà. La meilleure manière de répondre, c’est justement de se regrouper et de se battre ensemble au-delà des frontières entre organisations et entre secteurs, pour faire face à l’offensive contre notre classe. C’est justement l’enjeu de la réunion unitaire qui se tiendra à Paris le 10 février.
Alex McCoy