C’est le ministère de la Santé qui l’annonce. La toxine céréulide, au cœur de la vague actuelle de rappels de laits infantiles, a pour la première fois été identifiée chez un bébé hospitalisé en France après consommation d’un produit impliqué. Mais, selon le ministère, cela serait insuffisant pour établir un lien de cause à effet. La présence de céréulide avait déjà été signalée voici une dizaine de jours en Belgique chez huit nourrissons. L’extrême réserve des autorités médicales de l’Hexagone dans cette affaire contraste avec les critiques virulentes lancées par les associations de défense de l’enfant et d’autres ONG contre les entreprises alimentaires impliquées dans ces empoissonnements. Depuis fin novembre, début de l’alerte sanitaire, le ministère de la Santé s’est bien gardé de mettre en cause les grands groupes comme Nestlé, Lactalis ou Danone, leur décernant même un certificat de bonne conduite pour leur réactivité. Idem pour les associations de pédiatres, financées en partie par les mêmes groupes. Petites compromissions entre gens de bonne compagnie.