Le média en ligne Nouvelle Aube (lié à l’AKP d’Erdoğan) ainsi que les comptes Instagram « 15 mars contre l’islamophobie » et « umma 13 » ont fabriqué ou relayé une fake-news instrumentalisée contre le NPA-R. Nous nous portons catégoriquement en faux contre ces accusations indignes et sans fondement et nous tenons à rétablir les faits.
Contre les calomnies diffamatoires propagées par ces médias en ligne :
Aucun militant du NPA-R ni aucun participant de notre cortège dans la manifestation du 28 mars à Paris n’a commis « une agression islamophobe » (Nouvelle Aube), ni tenté « d’arracher un voile » ou « d’agresser physiquement des femmes musulmanes » (15 mars). La vidéo que ces médias ont diffusée pour illustrer leurs propos montre d’ailleurs le contraire : le cortège du NPA-R qui fermait la manifestation comme cela était prévu par le cadre unitaire se retrouve à subir la charge d’un cortège constitué muni d’un camion. Le cortège du NPA-R n’a fait que réagir de manière défensive à cette charge. Sans porter le moindre coup.
La vérité des faits :
Notre cortège a été agressé en raison des slogans politiques que nous portions, par un groupe qui ne soutient pas le peuple iranien mais le régime de la république islamique d’Iran. Ce groupe a échoué dans sa volonté de nous dissoudre. À la suite de cela, les fake news ont commencé à être propagées sur les réseaux. Le NPA-R a d’abord été accusé d’avoir tenté d’empêcher ce groupe de manifester, ce qui est faux. Ensuite d’avoir reçu le soutien de la police, ce qui est faux – les vidéos montrent clairement une intervention de la police dirigée contre nos camarades. Et enfin, plusieurs jours après les faits, la calomnie devient un mensonge éhonté et indigne où cette agression politique contre notre cortège, menée essentiellement par des hommes masqués, devient une « agression » de notre part contre une femme.
Comment en est-on arrivé là ? Ce qu’il s’est passé le 28 mars à Paris – extraits d’un message envoyé le 31 mars sur les boucles unitaires d’organisation de la manifestation du 28 mars
Le NPA-Révolutionnaires et le NPA jeunes-Révolutionnaires ont appelé à manifester et organisé des cortèges le 28 mars dans différentes villes, dans le cadre de l’appel unitaire initié par l’AFPS. Notre cortège parisien était mené par une banderole « Trump, Macron, Netanyahou, c’est l’humanité qu’ils assassinent ! Travailleurs de tous les pays, solidarité Palestine ! » et notre slogan principal était « État d’Israël assassin, Macron complice », accompagné de mots d’ordre contre l’intervention impérialiste en Iran.
Notre cortège s’est constitué au point de départ sur la chaussée au début du boulevard du faubourg Saint-Antoine lorsque nous avons été agressés par un cortège qui défilait sous les drapeaux de la République islamique d’Iran. Leur ligne de SO a marché sur la nôtre et leur véhicule a touché nos camarades pour tenter de nous faire reculer. Il n’y avait aucune raison à cet acte hostile.
Les camarades de notre cortège [rejoints par des militants d’autres forces membres du cadre unitaire] ont formé une ligne pour contenir cette avancée et éviter la dislocation de notre cortège. Il ne s’agissait en aucun cas d’empêcher ce groupe de manifester. Nous respections par ailleurs l’ordonnancement de la manifestation décidé par le cadre unitaire.
Rien ne peut justifier l’agression physique contre notre cortège en raison des slogans qui y étaient scandés. En effet, des manifestants de notre cortège ont lancé des slogans contre la République islamique d’Iran et en solidarité avec les luttes du peuple iranien. Notre animation a repris un slogan qui nous permettait de nous démarquer politiquement du cortège hostile tout en maintenant les objectifs de la manifestation : « À bas la guerre et les tyrans, ni chah, ni mollahs, ni bombardements ».
Nous sommes restés dans une position défensive alors même qu’une partie du service d’ordre du cortège hostile, masqué, a porté des coups à au moins deux de nos camarades en utilisant, nous le répétons, un camion pour renforcer leur pression physique.
C’est un mensonge que de dire que nous avons fait appel à la police. « Plus c’est gros, plus ça salit », doivent se dire ceux qui utilisent ces méthodes. Nous n’avons ni l’habitude ni le besoin d’appeler la police pour régler les problèmes de ce type. Notre ligne de SO n’a d’ailleurs pas flanché. La police est intervenue, tournée, non pas contre le cortège hostile, mais contre notre ligne défensive. Les vidéos montrent clairement leurs matraques levées vers nos camarades, et nous avons subi des coups de boucliers qui nous ont repoussés.
La manifestation ayant alors avancé, nous avons pu commencer à manifester normalement sur la chaussée et nous éloigner de ce groupe hostile et de la ligne de CRS.
En résumé, nous tenons à rétablir la vérité sur trois points :
- Notre cortège a subi une agression d’un cortège hostile en réaction à nos slogans, à notre politique. Cela est inacceptable.
- La police est intervenue – comme les vidéos le montrent – en faisant face à notre service d’ordre et certainement pas à notre demande. Dire l’inverse n’est que pure calomnie visant à nous salir pour combattre nos positions internationalistes et de classe sur un autre terrain que celui des arguments politiques. Nous ne l’accepterons pas.
- Le slogan complet que nous avons scandé : « À bas la guerre et les tyrans, ni chah, ni mollahs, ni bombardements » ne peut justifier de faire avancer un camion sur notre cortège, de nous pousser et, pire, de porter des coups. Nous défendons et défendrons, avec d’autres, la possibilité de nous démarquer des soutiens de la République islamique d’Iran, régime théocratique et capitaliste qui emprisonne et massacre ses opposants féministes et syndicalistes.
Le comité exécutif du NPA-R, le 6 avril 2026