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Palestine

Le parquet national antiterroriste a ouvert deux informations judiciaires pour complicité de génocide, incitation au génocide et complicité de crimes contre l’humanité contre deux Franco-Israéliennes soupçonnées d’avoir participé à des actions de blocage de l’aide humanitaire à Gaza entre janvier et mai 2024. L’ouverture de cette enquête fait suite à deux plaintes déposées parallèlement, l’une par l’Union juive française pour la paix, l’autre par EuroPalestine et l’association Avocats pour la justice au Proche-Orient. Les faits se seraient déroulés aux postes frontières de Nitzana et Kerem Shalom. Les femmes poursuivies, membres de deux associations d’extrême droite, Israël is Forever et Tzav-9, s’étaient vantées de leurs actes ignobles dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est prononcé sur un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu et l’accès humanitaire à Gaza. Le texte présenté par les dix membres non permanents du Conseil a recueilli 14 voix pour et une contre… celle des États-Unis. Ces derniers ayant un droit de veto, la résolution a été rejetée. Les États-Unis avaient accusé le texte de « saper » les efforts diplomatiques pour une trêve. On ne voit pas trop de quels efforts il s’agit. En novembre dernier, sous l’administration Biden, Washington avait déjà mis son veto à une résolution semblable. Démocrates et républicains se succèdent à la Maison-Blanche mais le soutien inconditionnel de l’impérialisme américain à l’État sioniste demeure.

Selon un sondage publié par le quotidien israélien Haaretz, 82 % des Israéliens juifs souhaiteraient expulser par la force les Palestiniens de Gaza. Le pourcentage en faveur de l’expulsion monte même à 93 % chez les Juifs qui se déclarent religieux. Et 47 % d’entre eux trouvent acceptable le fait, pour l’armée israélienne, de procéder à des exécutions de masse des civils dans les villes conquises. Si l’on en croit cette enquête d’opinion, réalisée par l’universitaire israélien Tamir Sorek, professeur à l’université d’État de Pennsylvanie, on assiste à une radicalisation forte des sionistes religieux vers des positions racistes et xénophobes et, plus globalement, à un glissement à droite et une forme d’autisme de la société israélienne qui, à quelques exceptions notables près, apporte son soutien au génocide, aux massacres et à l’épuration ethnique en cours. En agissant ainsi elle se prépare un avenir de sang et de larmes.

Le conseil municipal de Barcelone a approuvé une résolution visant à rompre tout lien institutionnel avec le gouvernement israélien et à suspendre l’accord de jumelage, d’amitié et de coopération qui, depuis 1998, liait la ville à Tel Aviv-Jaffa. Pour expliquer leur décision, les conseillers ont déclaré que cette suspension durerait « jusqu’au rétablissement du respect du droit international et des droits fondamentaux du peuple palestinien ». La province autonome de Catalogne, dont Barcelone est la capitale, a déjà rompu toutes ses relations commerciales avec Israël plus tôt dans le mois dernier.

Lors d’une conférence de presse tenue à Singapour, Emmanuel Macron a affirmé que la reconnaissance d’un État palestinien n’était « pas simplement un devoir moral, mais aussi une exigence politique ». Il a aussi appelé les Européens « à durcir leur position collective » à l’égard d’Israël si Netanyahou n’apportait pas « une réponse à la hauteur de la situation humanitaire à Gaza ». Près de150 États à travers le monde ont déjà reconnu sans condition l’État de Palestine et la France est, dans ce domaine, lanterne rouge. Depuis son élection Macron, n’a pas fait un pas dans ce sens. De plus demander au gouvernement israélien de faire preuve d’humanité alors qu’il poursuit sans relâche un génocide, c’est se moquer du monde. Une chose que le président fait très bien.