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Palestine

Le cabinet de sécurité de Netanyahou a approuvé un plan qui prévoit l’expansion de son offensive à Gaza et qui comprendra également la conquête du territoire et la promotion du « départ volontaire des Gazaouis ». Il n’y a que les naïfs ou les faux culs qui peuvent s’étonner de telles décisions qui étaient prévisibles dès le début de la guerre. Le gouvernement sioniste a en effet saisi la perche que lui tendait le Hamas par ses massacres du 7 octobre 2023 pour mettre en œuvre son plan d’annexion de Gaza et d’expulsion de sa population. Un sort qui attend aussi sans doute la population palestinienne de Cisjordanie. Car l’extrême droite israélienne, aujourd’hui au gouvernement, rêve depuis des décennies de la création d’un « Grand Israël », allant du Nil à l’Euphrate, et qui engloberait Gaza, la Cisjordanie, l’ensemble du plateau du Golan syrien, une partie du sud Liban et de la Jordanie et des territoires égyptiens. Une façon de mettre un peu plus le Moyen-Orient à feu et à sang.

Le magazine israélien + 972 a révélé la véritable explosion des cas de censure dont est victime la presse israélienne, résultat direct de la stratégie de black-out médiatique menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. En 2024, les différents médias ont soumis au total 20 770 articles aux censeurs militaires pour examen. La censure est intervenue dans environ 21 reportages chaque jour avec comme résultat 1 635 publications interdites et 6 265 censurées en tout ou partie. Le but de l’opération est d’invisibiliser le génocide en cours à Gaza, la poursuite de la colonisation et de l’annexion en Cisjordanie occupée, auxquels s’ajoutent aujourd’hui le pilonnage régulier du Liban et les vastes opérations militaires en Syrie. Et plus cette aventure militaire sanglante continuera, plus les Israéliens verront se restreindre leurs droits démocratiques.

Cela n’a pas tardé. Les incendies monstres qui ont ravagé durant deux jours la région de Jérusalem étaient à peine maîtrisés que Netanyahou blâmait les Palestiniens, affirmant que 18 suspects avaient été arrêtés. Ce qui a été démenti par la police. De son côté, son complice d’extrême droite, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a laissé entendre que les incendies pouvaient être d’origine criminelle. Sans doute pour cacher qu’en 2022 lui-même avait refusé une demande de la police de se doter d’une flotte d’hélicoptères bombardiers d’eau. L’incendie principal a touché le « Parc Canada », situé sur la route reliant Tel-Aviv à Jérusalem. Il s’agit d’une forêt de 1 200 hectares, créée en 1976 sur les ruines de trois villages palestiniens (Yalou, Imwas et Beit Nouba) dont les 10 000 habitants avaient été expulsés de force. Financée par la communauté juive canadienne, cette forêt, censée effacer toute trace de présence palestinienne, avait été plantée de pins, une espèce particulièrement inflammable. Bref, l’impréparation des autorités israéliennes face à ces incendies était totale d’où la nécessité de trouver des boucs émissaires faciles pour se dédouaner.