Nos vies valent plus que leurs profits

Palestine

Au onzième jour des bombardements sur Gaza, on recensait 2 837 Palestiniens tués dont 795 enfants 643 femmes, 13 journalistes, et plus d’une quarantaine de victimes parmi le personnel médical. De plus on dénombrait 11 600 blessés, dont 5 750 enfants et 1 264 femmes, par plus de 7 200 raids en dix jours. Un bilan qui s’alourdit à chaque heure. Ajoutons à cela 6 000 maisons détruites, 40 jardins d’enfants, 150 écoles, 55 cliniques et 100 puits d’eau rendus inutilisables. Il y a près d’un million de déplacés, mais les 22 hôpitaux du nord de la bande de Gaza ne peuvent évacuer leurs malades et leurs blessés ! À cela s’ajoute le manque d’eau et d’électricité. Israël a donné l’ordre d’évacuer vers le sud à plus d’un million d’habitants du nord de la bande Gaza, mais les bombarde même quand ils sont en train de fuir. Et évoque maintenant la possibilité d’un nettoyage ethnique en obligeant tous les habitants à quitte la bande de Gaza pour l’Égypte et le désert du Sinaï. Et tout cela se fait avec la complicité des puissances occidentales en commençant par les États-Unis, l’Union européenne et la France.
Pour dire non au blocus de Gaza, au massacre des populations et au nettoyage ethnique, soyons nombreux et nombreuses à manifester jeudi 18 octobre à Paris à 18 heures place de la République !

L’armée israélienne a ordonné à tous les habitants de la ville de Gaza, y compris les malades et les blessés, de quitter les lieux afin de pouvoir mener une intervention militaire terrestre contre le Hamas. C’est « l’équivalent d’une peine de mort », a averti l’Organisation mondiale de la santé, qui « condamne fermement les ordres israéliens réitérés d’évacuer 22 hôpitaux traitant plus de 2 000 patients dans le nord de Gaza ». Elle pointe de fait l’incapacité des structures de santé du sud de la région à absorber de nouveaux patients, mais aussi l’impossible transfert de personnes gravement malades comme les patients en soins intensifs ou sous dialyse, les nouveau-nés en couveuses, les femmes enceintes souffrant de complications… Nebal Farsakh, porte-parole du Croissant-Rouge palestinien, a expliqué l’impossibilité de déplacer des centaines de patients depuis l’hôpital Al-Quds, dans le nord de la région, dans un laps de temps aussi court. Des milliers de soignants ont refusé de bouger pour ne pas les abandonner.