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Non au licenciement de Francesca Albanese

Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens, est la bête noire du gouvernement d’extrême droite israélien et de ses alliés à travers le monde. Sa dénonciation courageuse du génocide des Palestiniens lui vaut d’être sous sanction du département du Trésor américain, comme une vulgaire terroriste, depuis l’été 2025.

Mercredi dernier, Caroline Yadan, députée d’une circonscription dont la moitié des 130 000 électeurs vivent en Israël ou en Palestine occupée, a dénoncé des propos de Francesca Albanese tenus le 7 février. Sauf qu’elle les a totalement tronqués de manière à accuser Albanese d’antisémitisme. Que Yadan verse dans le mensonge pour défendre la politique de son ami le boucher Netanyahou n’a rien pour surprendre. Elle est l’autrice d’une proposition de loi qui, sous couvert de s’en prendre aux « formes renouvelées de l’antisémitisme », menace d’amendes et de peines de prison toute critique, en France, de la politique de l’État d’Israël et de l’idéologie qui l’inspire, le sionisme.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a saisi la balle au bond pour annoncer que l’État français demande le renvoi de Francesca Albanese. Pourtant, s’il y a une politique qui favorise l’antisémitisme, en France et dans le monde, c’est bien celle qui consiste à soutenir envers et contre tout l’État sioniste et ses dirigeants coupables de génocide.

Mathieu Parant