L’université Paris-1-Panthéon-Sorbonne, en déficit depuis deux ans, ne se maintient à flot que grâce au « dévouement » de son personnel, a alerté sa présidente Christine Neau-Leduc. « Nous arrivons à maintenir nos missions de service public, mais nous sommes en déficit et nous atteignons un point de rupture », a-t-elle déclaré sur France Inter. Ce cri d’alarme a été lancé à l’occasion d’une journée de mobilisation organisée par une intersyndicale de l’enseignement supérieur contre « les suppressions de postes dans le service public » et la « mise au pas des universités et des organismes nationaux de recherche par leur sous-financement chronique ». Des rassemblements ont eu lieu à Paris devant le ministère de l’Enseignement supérieur, en région devant les rectorats et dans les facultés à l’appel de l’Unsa, de la CFDT, de la FSU, de la CGT, de Sud et des organisations étudiantes (Fage, Unef, Union étudiante et FSE). Les syndicats estiment qu’il manque aujourd’hui au moins 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur public. Ce que nie le ministère bien qu’il reconnaisse qu’un « certain nombre d’universités font face à des difficultés financières ». Doux euphémisme…