Kevin Gernier, un membre de Transparency international, une ONG spécialisée dans la lutte contre les fraudes et les malversations de toutes sortes, vient d’ouvrir un site baptisé « WikiDati » qui répertorie dans le détail les douze affaires judiciaires dans lesquelles apparait le nom de Rachida Dati, l’ancienne ministre de la Culture, qui brigue la mairie de Paris. On trouve pêle-mêle, les soupçons de corruption qui pèsent sur elle dans les affaires Carlos Ghosn, GDF Suez, ou Orange, sans oublier la dissimulation de ses bijoux à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. En supplément, WikiDati établit aussi la liste des « procédures baillons » engagées par Dati pour « faire taire toute évocation de ses affaires ». Selon l’auteur, il s’agit, avant le premier tour des élections municipales, de permettre aux électeurs de « mieux comprendre la gravité et l’étendue » des affaires dans lesquelles elle est citée. Cette dernière s’offusque et clame son innocence. Ce qu’elle risque d’avoir un peu de mal à prouver devant les tribunaux.