
Un mois après l’introduction le 10 octobre dernier du « plan de paix » de Trump et d’un cessez-le-feu, l’État d’Israël tue toujours à Gaza (certes moins), colonise toujours en Cisjordanie et sur le plateau du Golan à la frontière avec la Syrie (toujours plus), mitraille encore au Liban, en toute impunité. Au moins 240 morts et 607 blessés à Gaza, depuis la prétendue « paix » à la Trump. Quelques miettes d’aide humanitaire ont pu pénétrer dans l’enclave en ruines où survit une population toujours affamée, mais les massacres et la colonisation se poursuivent.
Cette paix des cimetières ressemble à une étape vers ces projets de fous de dieu du fric que sont Trump et Netanyahou, et leurs comparses impérialistes occidentaux et émirs ou roitelets arabes du Golfe. Un monde de promoteurs immobiliers et pétroliers qui spéculent sur les dollars à tirer d’un remodelage de la région.
Ce monde de brigands affairistes n’a pas renoncé à faire de Gaza une « Riviera », avec une nouvelle tour Trump dominant la Méditerranée. D’où le besoin de bouter dehors encore davantage de ces 2,2 millions de Gazaouis qui n’ont pas fui ou n’ont pas été tués ou blessés. Les offres d’expertise pour ces futurs grands travaux viennent de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair (fort des deniers d’un milliardaire américain mécène de l’armée israélienne), du gendre Kushner de Donald Trump (qui toujours veille au grain ou au blé de la famille), et des Macron et Merz (qui ne voudraient pas être écartés de la mangeoire de la reconstruction). Des projets futuristes et lucratifs germent toujours dans les cerveaux de ces « pacificateurs » du Moyen-Orient, paix après destruction qui leur ouvre de nouveaux horizons d’investissements, sur le dos des Palestiniens dont des milliers sont encore torturés dans les geôles d’Israël.
Mais c’est sans compter sur d’autres forces vives, mobilisées depuis plus de deux ans par millions dans le monde contre la politique criminelle de l’État d’Israël et des impérialistes complices. Militants politiques de gauche radicale et d’extrême gauche, associatifs et humanitaires, travailleurs et syndicalistes, intellectuels, jeunes… Voilà plus de deux ans que de diverses façons et sur tous les continents, elles et ils tiennent tête, contrent les interdictions de manifestation ou réunion, bravent les tribunaux, résistent à l’abject procès qui leur est fait d’être prétendument antisémites. Dernier avatar en date, aussi dérisoire que significatif : Henry Laurens, historien du collège de France, voit annulé par la digne institution universitaire française un colloque sur la Palestine, à « valeur scientifique » affirme-t-il pourtant, suite à des accusations de « foire antisioniste » lancées par la Licra et relayées par les médias Bolloré et toute une faune de racistes d’extrême droite.
La mobilisation internationale en soutien au peuple palestinien doit continuer. Le 29 novembre, à l’appel de nombreuses organisations, une manifestation nationale est prévue à Paris. Elle doit être massive. Le NPA-Révolutionnaires et le NPA-Jeunes révolutionnaires, membres du collectif qui y appelle, invitent tous et toutes à y participer ! Rendez-vous à 14 heures place de la République.
Michelle Verdier