Le 26 septembre 1985 deux individus ouvraient le feu sur les consommateurs installés au bar de l’hôtel Monbar, à Bayonne. Quatre personnes perdirent la vie, toutes membres de l’organisation nationaliste basque ETA, qui luttait les armes à la main contre le régime franquiste, réfugiés en France. Les deux tueurs, liés au milieu du grand banditisme marseillais, faisaient partie des Groupes anti-terroristes de libération (GAL) et avaient été recrutés par la police espagnole pour commettre leur forfait. Ils furent arrêtés et condamnés. Mais les véritables commanditaires du GAL au sein de l’appareil d’État espagnol ne furent jamais identifiés et quelques lampistes payèrent les pots cassés. De même il n’y eut aucune enquête sur les éventuelles complicités dont le GAL avait pu bénéficier au sein de la police française pour repérer et localiser ses cibles. On préféra jeter un voile pudique sur l’affaire. Quarante ans plus tard les familles des victimes attendent toujours de savoir la vérité.